Tous les ans, des milliers de Français décident de se lancer dans l’entrepreneuriat. La perspective d’une plus grande liberté séduit de façon croissante. Se lancer dans l’entrepreneuriat reste pourtant un pari risqué : entre le défi que représente la démarche et l’instabilité financière des premières années, il peut être difficile de ne pas tomber dans la précarité. Devenir indépendant tout en restant salarié offre une solution idéale pour entreprendre, tout en conservant une sécurité et quelques avantages. Zoom sur le portage salarial.

Cumuler l’indépendance et le salariat : est-ce possible ?

La loi française stipule que tout salarié est en mesure de créer sa propre activité. Il peut ainsi se lancer en indépendant, sans quitter le poste qu’il occupe en entreprise.

L’entrepreneur peut se faire salarier grâce au portage salarial, ce qui lui permet de conserver certains avantages du statut salarié tels que la couverture sociale, les cotisations et les protections sociales telles que les congés payés et l’indemnisation chômage.

Si l’État vous permet de vous lancer dans de bonnes conditions, elle pose aussi quelques impératifs visant à entretenir la cohésion dans vos activités. Le principal intérêt est évidemment de garder une certaine stabilité et de bénéficier de la sécurité du statut de salarié. À titre d’exemple, pour un entrepreneur qui débute à Paris, le portage salarial offre une garantie de règlement des charges en toutes circonstances. Les possibilités d’évolution sont également plus larges et vous continuez à bénéficier d’un régime de sécurité sociale.

La stabilité de la rémunération vous permet de vivre correctement tout en conservant votre indépendance.

portage salarial entrepreneur

Portage salarial : que dit la loi ?

L’accès à l’entrepreneuriat implique aussi le respect de certaines conditions. Il existe plusieurs clauses indiquées par le contrat salarié qui peuvent représenter des limites à vos projets.

Parmi ces conditions, il y a l’obligation de loyauté, celle de non-concurrence, ainsi que la clause d’exclusivité. Si votre employeur doit être mis au courant de vos activités, il doit aussi adapter vos horaires de travail pour vous laisser le temps de développer votre propre entreprise.

Notons que cette base de communication est indispensable, car ne pas informer votre employeur de vos nouvelles activités vous expose à un licenciement ou à des poursuites. La loi rappelle également que les entrepreneurs ne peuvent travailler sur leurs projets durant les heures de travail. Votre employeur doit aussi préserver vos congés payés et votre assurance chômage. En échange, il doit pouvoir compter sur votre autonomie, vos compétences et votre capacité à remplir vos engagements dans votre travail.

Portage : quelles protections ?

Le choix du portage salarial permet aux entrepreneurs de profiter de certains avantages. La couverture sociale reprend les termes du régime général, ce qui vous fait bénéficier d’un statut similaire à celui d’un employé. Le régime vous donne droit à des 2,5 jours de congés payés par mois, des arrêts maladie avec indemnisations correspondant à 50% de votre salaire journalier.

Il vous octroie également une assurance de responsabilité civile. Les protections permettent aussi d’accéder à 4 mois d’allocation chômage. Celle-ci doit obligatoirement être supérieure à 28,86 euros, sans toutefois dépasser 75% de votre paie journalière de base.

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