Quels sont les numéros d’identification des entreprises ?
Créer une entreprise en France implique d’obtenir plusieurs numéros d’identification officiels, indispensables pour exercer légalement et interagir avec l’Administration. Du numéro SIREN au LEI en passant par la TVA intracommunautaire, chaque identifiant répond à un usage précis. Que vous soyez auto-entrepreneur, commerçant ou dirigeant d’une société, comprendre ces identifiants est essentiel pour sécuriser votre activité au quotidien.
Pourquoi une entreprise a-t-elle besoin d’un numéro d’identification ?
Les numéros d’identification des entreprises permettent avant tout de prouver l’existence légale des activités économiques exercées. Ces identifiants sont en effet attribués aux personnalités juridiques reconnues par les pouvoirs publics. D’ailleurs, ils sont issus de l’immatriculation des entreprises qui est une obligation légale. Les numéros d’identification sont donc incontournables pour les entrepreneurs.
Au-delà des contraintes légales, une entreprise a besoin d’identifiants comme les numéros SIREN / SIRET pour interagir avec l’Administration. Effectivement, elle sera amenée à échanger avec divers organismes étatiques tout au long de sa vie. Ces numéros sont justement prévus pour identifier les structures gérées par chaque acteur. Ainsi, il est impératif d’intégrer le système en place afin d’être pris en charge par les institutions correspondantes.

Quels sont les identifiants commerçant et numéros d’entreprise ?
Les numéros d’identification des entreprises peuvent varier légèrement selon la nature de l’activité et les spécificités de la structure. Cela dit, les registres équivalents ou facultatifs sont systématiquement signalés par les CFE (centres de formalités des entreprises). Il s’agit des premiers interlocuteurs des créateurs d’entreprise sur tout le territoire. Ces centres aident notamment les entrepreneurs à obtenir :
- Un SIREN ;
- Un SIRET ;
- Un numéro de TVA intracommunautaire ;
- Un code APE ;
- Un numéro d’inscription au Registre du commerce et des sociétés (RCS) ;
- Un identifiant d’entité juridique (ou LEI pour Legal entity identifier) ;
- Un numéro d’immatriculation au Registre des métiers (RM).
Ces numéros sont attribués automatiquement dans le cadre de l’immatriculation d’une nouvelle activité. Pour les obtenir, il suffit ainsi d’effectuer les formalités auprès des organismes compétents pour créer une entreprise en France. Certains registres spéciaux peuvent éventuellement nécessiter des demandes séparées. Néanmoins, les CFE accompagnent également les entrepreneurs dans ce type de démarche.
SIREN
Dès sa création, chaque entreprise reçoit un numéro SIREN (Système d’identification du répertoire des entreprises). Il s’agit de sa carte d’identité. Ainsi, l’identifiant est invariable indépendamment de son évolution. Ce numéro unique d’identification est notamment indispensable pour les organismes publics en relation avec la structure. Il devra d’ailleurs être présenté pour effectuer toutes les démarches administratives de l’entreprise.
Le numéro SIREN s’obtient auprès du CFE, mais est attribué en réalité par l’INSEE. Il est composé de 9 chiffres. Ces derniers correspondent au numéro d’inscription de l’entité au répertoire SIRENE (Système d’identification du répertoire des entreprises et des établissements). Visuellement, ils se présentent sous forme de trois groupes de trois chiffres accordés de manière non significative. L’immatriculation se base essentiellement sur l’ordre d’inscription des entreprises.
SIRET
Chaque établissement d’une même structure est censé disposer d’un numéro SIRET (Système d’identification du répertoire des établissements). Il sert à identifier les différents établissements d’une entreprise évoluant sur plusieurs sites. L’identifiant inclut logiquement le numéro SIREN pour rappeler l’activité immatriculée auprès de l’INSEE. Il comporte également des codes propres à chaque établissement.
Concrètement, le numéro SIRET est composé de 9 chiffres du numéro SIREN et de 5 chiffres du NIC (numéro interne de classement). Pour faciliter la lecture, les 14 chiffres sont organisés en trois groupes de trois chiffres, suivis des cinq chiffres du NIC. Il convient de noter que ce système d’identification est lié à l’emplacement des établissements. Ainsi, tout changement d’adresse requiert un nouveau numéro SIRET. La procédure est néanmoins facilitée par les organismes concernés.
TVA
Le cas de la TVA intracommunautaire requiert une attention particulière parmi les numéros d’identification des entreprises. L’identifiant est évidemment nécessaire pour les structures soumises à cette obligation fiscale. Cela dit, il est aussi exigé aux opérateurs commerciaux assujettis, mais non redevables de TVA. Cette disposition concerne notamment les autoentrepreneurs souhaitant acheter ou vendre des services et des marchandises au sein de l’Union européenne.
Le numéro de TVA intracommunautaire est accordé par le SIE (Service des impôts des entreprises). Il est attribué après le numéro SIREN aux entreprises assujetties à la TVA. Sa structure comporte le code pays « FR » et 11 chiffres correspondant à une clé informatique suivie du numéro SIREN. Cette mention obligatoire sur les factures garantit les échanges entre assujettis à la TVA dans l’UE. De ce fait, elle peut être vérifiée dans les bases de données répertoriant les assujettis à la TVA dans les États de l’UE.

Code APE
Le code APE est fourni par l’INSEE comme les numéros SIRET et SIREN. Il renvoie à l’activité principale exercée par l’entreprise. Ce code a surtout une finalité statistique. De ce fait, il ne permet pas d’attester formellement l’exercice de l’activité déclarée. Cet identifiant était autrefois appelé code NAF (Nomenclature d’activités française). Il est composé de 5 caractères alphanumériques dont, 4 chiffres et 1 lettre. L’attribution de ce code peut parfois influer sur certaines parties de la vie d’une entreprise.
Par exemple, le numéro détermine souvent la convention collective à appliquer au sein d’une structure. Il peut également avoir une incidence sur l’accès à diverses aides publiques. L’INSEE permet ainsi de vérifier la correspondance d’un code APE avec l’activité exercée sur son site officiel. En cas de non-correspondance, les entreprises peuvent régulariser leur situation par mail ou par courrier. La demande doit être envoyée à la direction régionale de l’INSEE.
RCS
Le numéro RCS sert à identifier les commerçants et les sociétés commerciales. Il correspond au numéro d’immatriculation de la personne ou de l’entité considérée dans le registre du commerce et des sociétés. Tout opérateur économique peut le trouver dans son extrait Kbis. Le numéro comprend la mention « RCS », la ville d’enregistrement et le code SIREN de l’entreprise. Eu égard à sa forme, il est souvent considéré comme le numéro d’immatriculation des commerces.
Outre l’extrait Kbis, le numéro RCS doit figurer dans tous les documents officiels et les courriers professionnels de l’entreprise. Cette mention obligatoire aide à la fois à prouver l’existence et la légalité d’une activité commerciale. De ce fait, elle fait partie des premières informations à vérifier sur les factures et les devis des professionnels.
LEI
Un LEI (Legal entity identifier) est un identifiant d’entité juridique réservé aux sociétés évoluant sur les marchés financiers. Autrement dit, ce numéro est exclusivement accordé aux personnes morales qui interviennent en Bourse. Il est attribué par la GLEIF (Global Legal Entity Identifier Foundation), par l’intermédiaire de l’INSEE. Sur le site de l’Institut, il est possible de faire une demande et un renouvèlement de LEI.
Les inscriptions requièrent la création d’un compte personnel sur le portail dédié à ce type d’entrepreneur. Néanmoins, la démarche peut être réalisée entièrement en ligne. La plateforme permet aussi d’explorer tous les LEI octroyés ou de rechercher un numéro précis. Dans les détails, les 20 caractères des LEI sont constitués :
- Du préfixe du LOU (Local Operating Unit), de la position 1 à 4 ;
- Du code unique d’identification de l’entité en question, du caractère 5 à 18 ;
- D’une clé de contrôle numérique sur les deux derniers caractères.
L’INSEE joue le rôle de pré-LOU dans le cadre de ce système global. L’organisme s’occupe en effet de l’identification des sociétés de droit français en se basant sur le numéro SIREN. Il existe également des acteurs tiers accrédités par la GLEIF pour accorder ces immatriculations dans l’Hexagone.
RM
Le Répertoire des métiers est l’équivalent du RCS pour les artisans. Toute activité artisanale dispose donc d’un numéro RM qui figure notamment sur les extraits D1. Ces derniers attestent de l’existence juridique de l’entité au même titre que les extraits Kbis. Ils renferment entre autres le code APE, le SIREN et le SIRET de l’entreprise considérée.
Contrairement au RCS, le RM se sert d’un code spécifique pour l’emplacement et le met à la fin des numéros d’identification. Ce code correspond à la Chambre des Métiers et de l’Artisanat compétente dans la zone d’implantation de l’entreprise. L’identifiant est ainsi composé de la mention « RM », du numéro SIREN et du code de la CMA locale. À titre indicatif, l’effectif n’est pas supposé dépasser les dix salariés pour les entités rattachées à ce type de chambre.
Où trouver ces numéros d’identification ?
Les numéros d’identification figurent sur les différents documents légaux obtenus lors de la création d’une entreprise. Il faudra notamment consulter les papiers délivrés par l’INSEE pour trouver son code APE ainsi que ses numéros SIREN et SIRET. Le numéro RCS relève pour sa part du Greffe du Tribunal de commerce. De son côté, le numéro RM est attribué par la Chambre des métiers et de l’artisanat. Enfin, le Service des impôts des entreprises s’occupe de la TVA intracommunautaire.

Pour les établissements tiers, il existe une myriade de sites donnant des informations sur les sociétés immatriculées en France. Ces plateformes permettent par ailleurs de retrouver des entreprises à travers leurs raisons sociales ou les noms des dirigeants. De plus, le grand public peut accéder à de nombreux documents incluant les numéros d’identification des professionnels.
Le numéro RCS, par exemple, figure sur l’extrait Kbis d’une société. Or, ces extraits sont accessibles à tous. De même, l’identifiant SIRET fait partie des mentions légales obligatoires sur les factures et les documents officiels des entreprises. Il doit aussi être indiqué sur leurs sites internet. D’autre part, les annuaires en ligne ne cessent de se multiplier pour aider les entrepreneurs. Ces sites publient ainsi les informations légales essentielles des sociétés pour faciliter la recherche de partenaires potentiels.
Comment trouver le numéro d’identification d’une entreprise ?
Il est parfois nécessaire de vérifier l’existence légale d’une entreprise ou de retrouver ses identifiants officiels, que ce soit pour signer un contrat, émettre une facture ou effectuer une vérification avant un partenariat commercial. Plusieurs outils gratuits et officiels permettent de le faire facilement :
- Annuaire des entreprises (annuaire-entreprises.data.gouv.fr) : portail officiel de l’État permettant de rechercher toute entreprise immatriculée en France à partir de son nom, de son SIREN ou de son adresse.
- Infogreffe : donne accès aux informations issues du Registre du commerce et des sociétés (RCS), notamment le numéro d’immatriculation, les statuts et les comptes annuels.
- Sirene (INSEE) : base de données nationale répertoriant tous les numéros SIREN et SIRET attribués aux entreprises et établissements français.
- VIES (VAT Information Exchange System) : outil européen permettant de vérifier la validité d’un numéro de TVA intracommunautaire.
Ces ressources sont accessibles en ligne, sans inscription préalable. Elles permettent non seulement de retrouver un identifiant commerçant ou un numéro d’entreprise, mais aussi de s’assurer que la structure recherchée est bien active et enregistrée auprès des autorités compétentes.
Quelles différences entre identification d’une entreprise individuelle et d’une société ?
Le régime d’identification varie selon la forme juridique choisie lors de la création de l’activité. Si les numéros SIREN, SIRET et le code APE sont communs à toutes les structures, certains identifiants sont réservés à des catégories spécifiques :
- L’auto-entrepreneur (micro-entrepreneur) reçoit un numéro SIREN dès son immatriculation au guichet unique de l’INPI. Ce numéro lui sert d’identifiant principal pour ses factures et ses déclarations fiscales et sociales. Il n’est pas systématiquement inscrit au RCS sauf s’il exerce une activité commerciale.
- Le commerçant (entreprise individuelle classique) est immatriculé au Registre du commerce et des sociétés (RCS) et reçoit un numéro d’inscription qui complète son SIREN. Il constitue son identifiant commerçant officiel.
- L’artisan est, quant à lui, immatriculé au Registre national des entreprises (RNE) géré par l’INPI, qui a remplacé le Registre des métiers depuis 2023. Son identification passe également par le numéro SIREN.
- Les sociétés (SARL, SAS, SA, etc.) disposent d’un numéro SIREN attribué à la personne morale, ainsi que d’autant de numéros SIRET qu’elles possèdent d’établissements. Elles sont également tenues d’obtenir un numéro de TVA intracommunautaire dès lors qu’elles réalisent des opérations avec des partenaires européens.
Depuis la réforme du guichet unique entrée en vigueur en janvier 2023, toutes les formalités d’immatriculation sont centralisées sur le portail de l’INPI (formalites.entreprises.gouv.fr), quelle que soit la forme juridique de l’entreprise. Cette simplification facilite l’obtention de l’ensemble des identifiants en une seule démarche.
Comment trouver le numéro d’identification d’une entreprise gratuitement ?
Il est possible de retrouver gratuitement le numéro d’identification d’une entreprise (SIREN, SIRET, RCS) via plusieurs outils officiels en ligne : l’annuaire des entreprises (annuaire-entreprises.data.gouv.fr), la base Sirene de l’INSEE ou encore Infogreffe pour les sociétés immatriculées au RCS. Une simple recherche par nom de l’entreprise ou par adresse suffit généralement pour obtenir tous les identifiants nécessaires.
Quel est le numéro d’identification à mentionner obligatoirement sur une facture ?
Toute facture émise par une entreprise doit obligatoirement comporter son numéro SIREN ou SIRET, ainsi que la mention de son immatriculation au RCS (pour les commerçants) ou au RNE (pour les artisans). Si l’entreprise est assujettie à la TVA, son numéro de TVA intracommunautaire doit également figurer sur la facture. Ces mentions permettent d’identifier légalement l’émetteur et de garantir la validité du document comptable.
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