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  • La puissance maritale historiquement dans le mariage

    La puissance maritale historiquement dans le mariage

    La puissance maritale s’examine du point de vue des relations personnels et du point de
    vue pécuniaire. Les effets personnels sont marqués par l’existence d’un lien d’autorité
    qui sont fondés sur l’idéologie de l’inégalité entre l’homme et la femme. Et du fait que
    leur fonction sont naturellement différentes et hiérarchisés. Comment est justifié la puissance maritale ?

    Justification et contestation de la puissance maritale

    La puissance absolue du mari sous l’ancien régime

    La situation de la femme dans le mariage s’est aggravée dans l’ancien régime par rapport à ce qu’elle était sous le moyen-âge, c’est à partir du 16ème siècle elle s’est aggravée. Cela dû fait des changements politiques intervenus en France
    Au 16ème c’est la monte de l’idéologie absolutiste, porter par Jean Bodin, elle s’impose au
    temps de Louis 14. Bodin le penseur de l’absolutisme royale, écrit également sur la famille et sur la puissance maritale : « le ménage que souffre qu’un chef, qu’un maitre,
    qu’un seigneur » le fondement pour justifier la règne absolue du Roi comme du mari le recherche dans les textes du droit romain, notamment dans les textes d’Ulpien qui justifie la potestas maritalis par la circonstance qu’il faut une hiérarchie dans un groupe pour qu’il
    fonctionne bien et que dans cette hiérarchie il est naturel que l’homme soit le chef du fait
    de l’inbecilitas sexus.

    Bodin va également recherche dans la pensée d’Aristote qui considère que la vie politique
    été domestique était très différentes, la vie politique devait être constituer de citoyens
    égaux, alors que dans la vie domestique la communauté devait être former de membres
    inégaux tel dans une monarchie.

    On a une dégradation de la situation et des droits de la femme, qui est porté par une idéologie forte venant des penseurs de l’antiquité. On aurait pu croire qu’un courant de pensée « le christianisme » postulant une égalité de tous les chrétiens.

    Épître aux Galatre, Paul chapitre 3 verset 28 « Il n’y a plus ni juif ni grec, ni esclave ni
    libre et il n’y a plus ni femme ni homme car vous êtes un en Jésus Christ » , il faut retenir
    qu’il prône une égalité devant dieu mais pas une égalité sociale, en effet ce même Paul
    exprime dans plusieurs écrit que les femmes doivent être soumise à leur maris dans
    l’épitre aux éphésiens : chapitre 5 verset 24, 22 « de même que l’église est soumise aux
    christ les femmes doivent être soumise à leur mari en toute chose ».
    Dans ces circonstances vont influencer les députés à l’époque révolutionnaire, ceux de la
    convention plus précisément. Les prémices du féminisme se font sentir autour de la période révolutionnaire

    Les critiques des féministes et des parlementaires de la convention

    Au moment de la convocation des états généraux, dans les cahiers de doléance on trouve
    des doléances féministes, et des pétitions adresser par des femmes directement aux députés des assemblées révolutionnaires.

    Dans ces pétitions est critiqué le despotisme marital, ces féministes reprennent à leur
    compte les critiques politiques contre le Roi. C’est dans l’ai de temps que de traiter le
    mari de déspote.

    Dans ces circonstances est rédiger la DD de la femme et la citoyenne en septembre 1793
    par Olympe De Goujes, ce texte est publié dans le journal féministes les droits de la femme
    et adresser à la reine Marie-Antoinette.

    Il s’agit du premier document qui évoque une égalité juridique des femmes par rapport
    aux hommes, la première phrase est « la femme née libre est demeure égale en droit à
    l’homme » elle critique ici le fait que dans la DDHC de 1789 n’est pas fait allusion à la
    femme.

    Ces textes a été refusé car il est en avance sur son temps, et seul les personnalités politique les plus radicaux de l’assemblée avaient une sensibilité féministes. Cette femme a
    été guillotiné car soutenait les girondine, en 1793
    Cependant, son texte a eu une influence sur certain reformes législative mené par la
    convention, notamment
    • Le divorce en 1792
    • L’égalité successorale entre les enfants

    Il a eu une influence sur la question de l’autorité maritale, et des débat ont été entrepris
    à parti d ‘aout 1793 à la convention : le député Lacroix dit : citoyen je soutiens que
    l’administration du ménage doit résulter de la communauté même et que dans un pays
    libre on ne peut pas tenir plus longtemps les femmes dans l’esclavage, il est ridicule que
    dans la société du mariage un seul sociétaire administre exclusivement les biens de la
    communauté, et qu’un mari puisse dilapider à son gré la fortune qu’il tiendra de son
    épouse » Merlin de Douai : « si la Convention adoptait l’article qui lui est présenté par le
    comité, elle ferait une chose absurde et injuste et introduirait dans les ménages des distensions perpétuelles. Je pense que la femme est généralement capable d’administrer et
    que les hommes ayant sur elles une supériorité naturelle, ils ont le droit de la conserver »
    Desmoulins : « il faut que soit aboli la puissance ridicule mariale »

    La convention n’a pas voté l’abolition de la puissance maritale car le même jour il y a un
    autre ordre du jour qui était la guerre, il y a eu une situation d’urgence qui accaparait les
    esprits. C’est au moment de la rédaction du code civil, va se poser la question,

    Le maintien de la puissance maritale dans le code civil

    Les auteurs du code civil ont rejeté le principe d’égalité des époux et ont été soutenu dans
    cette idée par Napoléon. Il a préféré l’égalisé le principe de la puissance maritale de
    l’ancien droit. Les raisons invoquer par les juristes de l’ancien régime sont reprise par les
    rédacteurs du code civil, et les motifs repose sur des arguments liés à la différence naturelle entre l’homme et la femme.

    Dans le discours préliminaire de Portalis : « on a longtemps discuté sur la préférence et
    l’égalité des deux sexes, rien de plus vain que ces disputes ils ont partout des rapports et
    des différences. La nature ne les a pas faits si différent que pour les unir, ce ne sont point
    les lois mais la nature de même qui fait le lot de chaque sexe, la prééminence de l’homme
    et l’obéissance de la femme ».

    Dans un texte religieux, les chrétiens auraient justifié cela par l’ordre voulut par dieu et Portalis se fonde sur un ordre laïque, qui est immuable est plus fort et les lois humaines.
    De la différence biologie entre l’homme et la femme est tiré une différence des rôles sociaux et de là une hiérarchie

    Les effets de la puissance maritale : la capacité juridique de la femme mariée

    Cette incapacité est présentée dans le code civil comme une conséquence directe de la
    puissance maritale, c’est ce que traduit comme idée l’article 213 du code civil « le mari  doit protection à sa femme et la femme doit obéissance a son mari ». Donc la femme doit
    respecter l’autorité maritale et la protection dû à a femme justifie cette incapacité.
    Une protection qui lui permet d’invoquer la nullité de tous les actes juridiques qu’elle aura
    conclu sans autorisation du mari, selon l’article 225 du code civil. La femme ne peut pas
    ester en justice en matière civil, elle ne peut pas accepter une succession, une donation
    ou un legs.

    La femme marchande c’est celle qui exerce une activité séparée de celle de son mari, et
    celle-là est autorisé à conclure des actes juridiques, la femme peut conclure des actes de
    gestion ménagère sans l’autorisation de son mari.

    Cette situation va évoluer progressivement jusqu’au 20ème siècle, et que la puissance maritale subisse des réformes qui vont l’anéantir

    Le long processus vers la suppression de la puissance maritale

    Le premier mouvement féminisme français des années 1830, (monarchie juillet). La
    puissance a été contesté par un mouvement féministe et qui a eu des effets sur le législateur à partir du 20ème siècle.

    Le mouvement féministe en France à partir des années 1830.

    À partir de la monarchie de juillet que renait le mouvement féministe, un régime de 1830
    à 1848. Pendant ce régime se développe le socialisme français et dans ces milieux socialistes avec les Saint-simoniens et les fouriéristes.

    En 1830, l’éducation des garçons est rendue obligatoire et en 1850 la loi Falloux rend
    cette éducation obligatoire pour les filles. Toutes la commune de plus de 800 habitants
    sont tenu d’assurer l’école communale pour les filles. Dance ce contexte se créer des
    journaux et associations féministes qui revendiques des droits politiques comme le droit
    de vote mais aussi des droits sociaux l’amélioration des conditions de travail et l’éducation, enfin des droits dans la communauté familiale. Ces femmes vont réclamer la reconnaissance d’une capacité juridique en matière civile.

    Loi du 13 juillet 1907 et celle de 1938 qui consacre la plein capacité juridique des femmes

    La loi de 1907 c’est une loi qui autorise les femmes mariées à disposer librement de leurs
    salaires, des économies qui proviennent de ce salaire et des biens achetés avec ces économies. La première avocate est Jeanne Chauvin, première femme à avoir soutenue sa
    thèse de droit : « Étude historique des professions accessible aux femmes » elle affirmais
    dans cette thèse que ces sous l’influence de la Bible qu’a été introduite l’inégalité juridique des femmes, thèse soutenue en 1892. Il y a eu des heurts donc elle a reporté sa soutenance à un autre jour.

    En 1900 elle a prêté serment, Lorsqu’elle a voulu plaider il y a eu des très fortes oppositions dans les journaux dans le milieu des juristes, avocats et il a fallu que soit prise une loi du 5 décembre 1900 qui a autorisé les femmes à plaider devant les tribunaux. Cette
    femme à plaider pour la première fois en 1907 dans un tribunal Château-Thierry, devant un
    autre personnage important le juge Magnaud appelé le « bon juge Magnaud » car il reconnait excusable de voler dans un état de nécessité extrême.

    Depuis, il a fallu une dizaine d’année de militantisme de la part de Jeanne pour qu’il y
    ait des avancées. La femme pourra disposer de sons alaire, et passer librement les contrats
    nécessaires dans ses activités professionnelles, mais cette avancée à une limite en ce sens
    qu’il faut l’autorisation du mari pour exercer une activité professionnelle.

    Entre 1914 et 1918 tous les hommes étant appelé au front, sont remplacer par les femmes
    dans les usines, on considère que cela a un effet sur l’avancé du rôle de la femme. A l’issu
    de la grande guerre elles rentrent au foyer majoritairement contrairement aux autres pays
    européens et à nouveau il faut attendre trente ans pour obtenir que soit porter à l’ordre
    du jour la question de la capacité juridique des femmes.

    Par le front populaire est voté la loi du 18 février 1938 qui va réformer profondément le
    code civil dans la mesure où elle supprime l’article 213 et réforme l’article 215 en accordant aux femmes le plein exercice de sa capacité civile.

    Rebecca

    Rebecca, greffière expérimentée, partage son expertise juridique sur ce blog. Avec une approche pratique, je propose des analyses approfondies et des explications claires sur des sujets juridiques variés. Bienvenue dans mon espace où le droit devient accessible à tous.
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